Les propositions

Lien vers le discours d’Eric Thomas devant l’Assemblée élective.

Nos propositions sont présentées avec deux objectifs prioritaires : replacer les vraies valeurs du sport au centre de la FFF et remettre le club au cœur du football.

1 – Moderniser institutions et fonctionnements

FAIRE DE LA FFF UNE FORCE DE PROPOSITION MONDIALE

Par le passé, la France a joué un rôle majeur dans l’organisation du football international : Robert Guérin a créé la FIFA, Jules Rimet a lancé la Coupe du Monde, Henri Delaunay a enfanté le Championnat d’Europe des Nations. Cette vocation s’est éteinte et le rôle de la FFF a progressivement décliné.

• Créer un Observatoire du football pour innover sur tous les thèmes ayant trait au ballon rond (lois du jeu, transferts, règlement des compétitions…) à tous les niveaux de la pyramide.

RÉNOVER ET RENFORCER LA LFA

• Faire de la FFF, l’autorité organisatrice du football en relation avec la Ligue de football professionnelle (LFP) et une Ligue de football amateur (LFA) rénovée et renforcée dans ses prérogatives, véritable interlocutrice du football amateur, dotée d’une autorité morale et juridique, disposant d’un budget dédié.

• Établir de nouvelles relations :
– FFF – LFA – LFP
– LFA – Ligues – Districts – Clubs amateurs
– LFP – Clubs professionnels

DÉMOCRATIE ET TRANSPARENCE

• Établir une nouvelle gouvernance plus démocratique (droit de vote des clubs amateurs pour les élections à la FFF, limitation des mandats, ouverture des instances à la diversité et à la féminisation…).

• Créer au sein des Comités de direction de la LFA, des Ligues et des Districts, un siège réservé à une association regroupant les présidents de clubs et disposant de sections régionales dans 1/3 au moins des Ligues ou des Districts.

• Exiger la transparence : traçabilité des circuits financiers, contrôle des contrats d’objectifs, redéfinition du rôle des agents, lisibilité du budget de la FFF. Pour retrouver la confiance, il faut agir dans la transparence, évaluer l’efficacité de ses actions de manière objective et rendre compte.

INSUFFLER DE NOUVELLES VALEURS À L’EQUIPE DE FRANCE

Jouer en équipe de France doit être un honneur et une fierté.

• Instaurer le principe de séparation entre la représentation des intérêts du sélectionneur et ceux des joueurs (rôle des agents). Cela aurait le mérite d’éclaircir la situation et d’éviter tout risque de conflit d’intérêt.

• Supprimer les primes et créer un Fonds d’urgence et de solidarité en faveur du football amateur, alimenté chaque année par les primes des internationaux.

2 – Placer les clubs au centre du football

DÉFINIR UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT AMATEURS-PROFESSIONNELS

Inévitablement liés par un même destin, imbriqués dans une même pyramide, football de masse et d’élite sont complémentaires.

Nous proposons d’aller plus loin ensemble pour que professionnels et amateurs deviennent de vrais partenaires – les acteurs d’une volonté de progrès – afin d’écrire collectivement un projet d’avenir au service de l’intérêt général.

• Prévoir un projet de développement du football français cosigné FFF – LFP – LFA, pour 4 ans.

3 – Redonner du souffle aux clubs amateurs

• Redonner des marges de manœuvre budgétaires aux clubs amateurs (réduction progressive des amendes, meilleure répartition des frais d’arbitrage, réduction des frais d’appel, suppression progressive des droits de mutation…).

• Favoriser l’équipement des clubs amateurs (clubs house, terrains synthétiques, éclairage des terrains…).

• Revitaliser le football rural

Le football de nos campagnes et des DOM-TOM est celui qui souffre le plus de l’absence de moyens. Les aménagements sportifs y sont déficitaires, la démographie peu favorable à des maintiens d’effectifs… Nous proposons d’en faire un terrain d’expérimentation prioritaire : féminisation, organisation, équipements, mutualisations…

• Valoriser le football ultramarin

Permettre l’accès des équipes U19 de l’Outre-mer à la Gambardella, selon le même principe que la Coupe de France.

Réfléchir à création d’un Centre de formation pour assurer la continuité du Pôle espoir. Rénover la Coupe de l’Outre-mer…

4 – Définir un nouveau modèle économique

• Une Ligue 1 sacrifiée sur l’autel de la Ligue de Champions au profit des clubs des quatre championnats majeurs (Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie), talonnée par le Portugal à l’indice UEFA…

• Une Ligue 2 qui peine à trouver son modèle économique, malgré des droits télé en augmentation…

• Des clubs amateurs qui voient les aides publiques diminuer et les charges augmenter continuellement…

Le constat est brutal : beaucoup d’argent tout en haut détenu par quelques-uns, de moins en moins tout en bas pour la grande masse.

Soutenir l’action des Ligues et Districts

• Revoir intégralement la cohérence des circuits de financements. C’est à la FFF, sous l’égide de la « nouvelle LFA » de donner des moyens nouveaux aux Ligues et aux Districts qui sont les instances de proximité des clubs.

• Réformer les Conventions d’objectifs.

• Réformer les compétitions de jeunes pour les rendre plus attractives.

Redéfinir le modèle économique des clubs professionnels

Le foot business impose fréquemment que les clubs soient achetés par des entreprises ou des fonds souverains étrangers. Obnubilés par des impératifs financiers, les dirigeants négligent le côté social du football et s’éloignent de leur environnement local. Pour reconnecter la cellule de base du football avec la réalité du terrain, ils doivent enfin s’appartenir, ce qui est déjà le cas chez nos voisins. En Espagne, le modèle des socios donne le pouvoir aux “supporters-actionnaires” d’élire leur président de club. En Allemagne, la règle du “50+1” oblige que la majorité des parts soit détenue par l’association sportive du club.

• Prélever 1% sur la totalité des indemnités de transfert des joueurs professionnels en France. Ces sommes seront affectées à un fonds géré par la LFA, pour le développement du football féminin.

5 – Encourager tous les acteurs du football

Redéfinir les missions de la DTN

• Remettre les techniciens sur les terrains de football au service des clubs.

• Réformer les compétitions de jeunes en remettant de la cohérence dans les championnats de Ligues et Districts.

Redonner du sens aux missions de service public

• Accroître l’accès des femmes à l’ensemble des responsabilités : dirigeantes, joueuses, arbitres, éducatrices… grâce à la création d’un Projet stratégique de développement du Football féminin, doté d’un budget spécifique géré par la LFA.

• Reconnaître et valoriser les bénévoles avec la création d’un statut du dirigeant-bénévole (sur le modèle des délégués syndicaux).

• Faire participer les supporters aux décisions, dans le cadre d’une Haute autorité rénovée.

• Remettre le sport au coeur de l’école et l’éducation au coeur du football pour former des ‘‘footballeurs citoyens’’

Former sur les terrains et dans les clubs

• Relancer le football français par une remise en question de son modèle de formation de joueurs, mais aussi par la réorganisation de son plan de formation en direction des éducateurs et des dirigeants du football.

Encourager l’arbitrage

L’arbitrage fait et fera toujours couler beaucoup d’encre. Cependant, loin des polémiques, saisons après saisons, nous constatons que les effectifs des arbitres diminuent, et que le corps arbitral souffre d’un réel manque d’écoute, de formation et de soutien.

Nous ne pouvons que constater, outre la diminution des vocations, une baisse constante de la présence des arbitres français au niveau international. Il faut revoir intégralement la politique de l’arbitrage, sa conception, son animation et sa gestion. Car c’est bien de la question de l’encadrement, et plus généralement de la gouvernance de l’arbitrage en France que naissent ces difficultés.

• Rattacher l’ensemble des arbitres amateurs aux Ligues et aux Districts afin de mettre un terme à la surenchère financière et à la pénalisation des clubs amateurs.

• Faire évoluer les règles et les pratiques de l’arbitrage : faire arbitrer des matchs de jeunes par les joueurs exclus, instaurer partiellement la vidéo chez les professionnels, généraliser l’exclusion temporaire, encourager la féminisation de l’arbitrage…

CONCLUSION

Qu’ils soient amateurs ou professionnels, nos clubs constituent l’âme du football, des lieux de vie, d’apprentissage et d’épanouissement. Pour redonner un sens au football, remettons les valeurs du sport au centre de la FFF et replaçons le club au cœur du football.

Proposons le choix d’un football ouvert, solidaire et responsable qui est devenu une activité économique forte et fragile à la fois. En effet, le poids économique du football en France n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui : il pèse plus de 6 Milliards d’euros ! Contrairement aux idées reçues, football professionnel et amateur ont un poids économique sensiblement équivalent (3,3 milliards d’euros pour le football professionnel et 2,7 pour le football amateur). De plus, ces chiffres ne rendent pas compte de l’impact social du football, qu’il soit amateur ou professionnel : une évaluation de cette utilité sociale renforcerait l’importance du travail réalisé au quotidien par les 800 000 bénévoles pour un total annuelle estimé de près de 10 Millions d’heures de bénévolat au service du football.

Loin d’opposer les deux footballs, nos convictions conduisent à rappeler que professionnels et amateurs sont complémentaires. Nous voulons porter un projet collectif qui permette au football amateur et professionnel de ne plus vivre dans une opposition stérile, mais plutôt de se renforcer, de s’enrichir mutuellement, de regarder ensemble l’avenir avec sérénité.

Découvrez les douze candidats de la liste AFFA.

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